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Heavy Heart Hard Hits
Trap

Heavy Heart Hard Hits

Clément RégnierClément Régnier
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Style: trap, 808s, hi-hats, synth, 140 bpm, dark, hard-hitting, aggressive, sad
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Lyrics

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J’ai vu l’envie dans des yeux qui m’regardaient même pas.

Maintenant qu’ça commence à bouger, ils ont tous retrouvé mon numéro.

Bizarre.

Y a des gens, faut pas leur donner une deuxième chance.

Faut leur laisser le temps de montrer qu’ils avaient pas compris la première.

[Verse 1]

J’ai l’sommeil en retard, les idées qui font des heures sup’,

J’fais des plans dans ma chambre, y a même pas d’place pour un deuxième type.

Il veut parler d’avenir, mais son passé lui réclame des sous,

Il fait l’homme de principes jusqu’au moment où l’principe coûte beaucoup.

J’ai vu des grandes gueules perdre leur voix pour une poignée d’euros,

Des mecs capables de vendre leur mère puis d’lui demander un cadeau.

Ce fils de pute veut ma confiance, il a même pas l’fond d’un verre,

Il me parle comme à son frère, mais son regard fait l’inventaire.

J’connais les sourires qui s’élargissent quand la nouvelle est bonne,

Et les mêmes faces qui se ferment quand tu dépasses leur plafond.

Il m’dit qu’il est fier de moi, j’entends surtout qu’il est surpris,

Comme si ma réussite était une erreur de calcul dans sa vie.

J’ai pas grandi dans un film, j’ai pas d’producteur derrière,

J’ai juste assez de rage pour faire trembler les murs sans lever la voix de ma mère.

Tu veux jouer les anciens ? T’as même pas fini d’apprendre,

Tu distribues des conseils comme si ta propre vie était à vendre.

Et j’vais pas t’insulter pour faire croire que j’ai du caractère,

J’vais laisser parler tes actes : ils font déjà le travail, frère.

[Chorus]

Trop tard pour les excuses, trop tôt pour faire les comptes,

J’ai vu qui restait dans la pièce quand y avait plus rien à prendre.

J’ai des choses dans la tête que j’ai jamais dites à personne,

Et des noms dans mon téléphone que j’effacerai quand ça sonne.

Trop tard pour les « mon frère », j’ai compris le vocabulaire,

Y en a qui t’aiment pour de vrai, d’autres aiment ce que tu peux faire.

J’ai pas besoin qu’ils regrettent, j’ai pas besoin qu’ils m’applaudissent,

Qu’ils gardent leurs belles paroles, j’ai déjà vu ce qu’elles produisent.

[Verse 2]

J’fais pas la guerre aux jaloux, j’ai pas le temps pour les figurants,

J’ai des ambitions qui prennent de la place, pas besoin d’me faire important.

Lui, c’est un fils de pute en costume de bonne personne,

Il t’apporte des fleurs le lundi, le vendredi il compte les couronnes.

Il veut la place à ma table, mais il critique ce qu’on mange,

Il veut le beurre, l’argent du beurre, puis t’explique que t’es étrange.

J’ai connu des gens sans rien qui donnaient sans faire de calcul,

Et des mecs pleins les poches qui deviennent radins dès qu’on recule.

C’est pas l’argent qui les change, c’est l’argent qui les démasque,

Y en a qui portaient déjà le masque, ils attendaient juste la bonne occasion.

Il joue les durs, mais dans ses yeux, y a toute sa carrière en brouillon,

Il a tellement voulu paraître qu’il a oublié d’avoir un fond.

J’vais pas citer son prénom, sa honte connaît déjà l’adresse,

Il s’est reconnu dans la mesure, j’ai même pas fini la phrase.

Et qu’il vienne pas m’parler d’amour, de respect ou d’honneur,

J’ai vu son courage faire demi-tour pour une histoire de quelques heures.

J’ai la haine qui fait des tours, mais j’la laisse pas tenir le volant,

Parce qu’un imbécile qui te provoque, c’est déjà trop lui donner d’importance.

J’préfère faire un truc qui reste plutôt que gagner leur concours,

Ils veulent tous être dans la légende, personne veut payer le prix du détour.

[Bridge]

Y a des nuits, j’me demande si j’vais vraiment y arriver.

Puis j’me rappelle pourquoi j’ai commencé.

Pas pour qu’un bâtard me dise qu’il avait raison.

Pas pour qu’une bande de clowns m’invite quand ils voient mon nom.

J’veux pouvoir regarder derrière sans avoir honte de la route.

Le reste, qu’ils le gardent.

Dernier refrain

Trop tard pour les excuses, trop tôt pour faire les comptes,

J’ai vu qui restait dans la pièce quand y avait plus rien à prendre.

J’ai des choses dans la tête que j’ai jamais dites à personne,

Et des noms dans mon téléphone que j’effacerai quand ça sonne.

Trop tard pour les « mon frère », j’ai compris le vocabulaire,

Y en a qui t’aiment pour de vrai, d’autres aiment ce que tu peux faire.

J’ai pas besoin qu’ils regrettent, j’ai pas besoin qu’ils m’applaudissent,

Qu’ils gardent leurs belles paroles, j’ai déjà vu ce qu’elles produisent.

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